Les Gadz’Arts et les Arts

Il est à noter que certains anciens élèves se sont illustrés dans des domaines forts différents de ceux dans lesquels ils étaient formés à savoir les arts mécaniques.

Nous pouvons citer parmi ceux-ci Jacques Esterel (Cl 1935) de son vrai nom Charles Martin qui a réussi à imposer son nom dans le monde de la mode. Il naît en 1918. D’une famille d’industriels il est rentre à Cluny en 1935. C’est en 1953 (après avoir travaillé dans la production comme en attestent ses 72 brevets relatifs aux machines-outils !) qu’il ouvre une maison de couture rue du Faubourg Saint-Honoré. Il se distingue par son fameux « Vichy rose » qui l’amènera notamment à concevoir, au côté de Jacques Charrier, la robe de mariée de Brigitte Bardot. Il parcourt le monde entier pour promouvoir ses collections, dévoilées jusqu’en Union Soviétique. Il sera également connu comme chansonnier.

Un autre nom d’ancien élève à associer au monde des arts est celui d’Henri Verneuil, de son vrai nom Achod Malakian. Il naît en Turquie en 1920 et arrive avec ses parents sur la Joliette à l’âge de quatre ans, fuyant le génocide arménien. Avec une forte volonté de réussir il rentre en EPS à Aix-en-Provence puis à l’École d’Arts et Métiers de la même ville en 1940 avec comme idée d’intégrer la Marine en tant qu’ingénieur mécanicien. Mais c’est au cours des manifestations traditionnelles qu’il se découvre un talent d’animateur et d’artiste. Dès sa sortie de l’École il travaille pour le magazine Horizon en tant que rédacteur en chef et radio-reporter. Le cinéma l’attire, réalise des courts métrages, il rencontre Fernandel. C’est le 20 novembre 1950 qu’il entame la réalisation d’un long métrage : la Table aux crevés avec Fernandel. Ce dernier deviendra son acteur fétiche et en 1959 présente avec lui La Vache et le Prisonnier, son premier grand succès. Il travaillera jusqu’en 1991 avec certains « grands » du cinéma : Jean Gabin, Belmondo, Omar Sharif, Alain Delon et autre Lino Ventura. Plus récemment encore nous pouvons citer Alain Barrière (An 1955), il se tournera vers la musique et c’est pendant le concours du Coq d’Or en 1961 arrivant jusqu’en finale à l’Olympia qu’il se fera remarquer par le propriétaire et directeur de la salle et qu’il finira par signer un contrat avec la maison de disque RCA.

Il en va de même pour nombre d’autres qui trouvent leur voie pendant leur scolarité aux Arts et Métiers voire après ou décident simplement d’en changer sans que ce parcours ne les handicape.

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